1+1=3 ? Le conformisme social !

“L’homme ordinaire, c’est le bonheur du conformiste.”(Roger-Gérard Shwartzenberg)  

Nous nous pensons tous un peu différents. Mais bientôt, sorties du cocon familial, de notre groupe d’amis facebook,  et confrontées au monde extérieur, nos petites voix intérieures s’éteignent et nos résistances s’amenuisent. On chuchote, on glousse, on évite, on encaisse, … mais on ne dit rien ! 

Peu à peu les énergies créatrices, le sang neuf, le vent nouveau, réclamés à cor et à cri par notre société sont étouffés, écrasés, laminés par la monstrueuse machine invisible qui se met en branle dès que le groupe auquel nous sommes confrontés atteint une masse suffisante !

L’idéalisme et l’envie d’entreprendre qui animent la plupart d’entre-nous en début de carrière, s’amenuisent et se dessèchent pour faire place à quelque chose de plus adéquat.

L’individualisme exacerbé, prôné par notre société à tous les niveaux, se transforme peu à peu en lit de Procuste. Il faut être soi et pareil que les autres en même temps ! Une injonction paradoxale qui semble relayée partout sous des allures différentes. Pour s’y conformer, on s’invente des excuses, on construit des frontières entre la vie publique et privée, pour faire semblant et maintenir en vie la petite lueur qui nous rendait si différent. 

Il faut devenir adulte, sérieux, se prendre en main, … comme des mantras,  ces expressions viennent encadrer ce que l’on a le droit de dire ou de faire.  En bons parents, nous relayons ces injonctions pour mieux préparer nos enfants à la vie en société. De la même manière, l’école, l’entreprise, les clubs et les groupes auxquels nous appartenons,  nous inculquent leurs règles toutes aussi impératives, et auxquelles nous nous conformons car nous les croyons légitimes. 

Après tant de réprobations,  tant de résignations, tant d’abandons et de soumissions, bientôt nous acceptons les règles, les intégrons et les relayons à notre tour ! Il semble en effet difficile d’affronter les petites lâchetés cumulées tout au long de notre vie, sans au final les légitimer, pour mieux  justifier tous nos comportements. 

Vous l’avez certainement compris, nous allons parler aujourd’hui du conformisme, et de notre propension à céder à la pression des groupes sociaux et à obéir. Nous suivrons pour cela les travaux menés par Solomon Ash, Wilder et Philipp Costanzo. 

Si vous désirez soutenir notre travail et nous permettre de développer des ressources éducatives et culturelles de qualité, n’hésitez pas à adhérer à notre association.

Merci à tous et à toutes.